
Musée du Luxembourg 
Giuseppe Arcimboldo
Musée du Luxembourg. Jusqu'au 13 janvier 2007.
Curieusement,
Arcimboldo l'universel (1527 - 1593) n'aura laissé qu'une
vingtaine de tableaux. Une oeuvre minuscule pour un artiste si
universellement connu. Depuis des années, ses allégories
sont reproduites par millions sur la planète. Tout le monde a vu
au moins une fois un de ces visages recomposés, mi satire, mi
caricature. Cela rend l'exposition du Musée du Luxembourg
d'autant plus exceptionnelle, car elle réunit un grand nombre de
ces oeuvres dispersées. Le département italien du
Musée de Vienne en est le principal fournisseur, Arcimboldo
vécut 25 ans dans cette ville, au service des empereurs
Habsbourg. Notre louvre national possède le superbe
ensemble des Quatre saisons. Tous les tableaux relèvent de
la même gageure optique, réunir des fruits,
légumes, végétaux, animaux en une composition
restituant un visage humain. De près, l'oeil
distingue chaque composant, de loin, le visage se recompose. Un
rébus visuel, une illusion d'artiste. Arcimboldo connut la
gloire et la fortune de son vivant grâce à ces bouquets
anthropomorphiques qui suscitaient l'admiration de la cour
Palatine. Vienne était alors un laboratoire
d'expérimentations esthétiques bien plus fantaisiste que
l'Italie conservatrice. Cette exposition exceptionnelle nous
retrace l'histoire d'un immense éclat de rire viennois.







